La lutte contre la précarité alimentaire

Accroche
Depuis 35 ans, les Banques Alimentaires agissent contre la pauvreté et la précarité alimentaire.
Corps

La lutte contre la précarité alimentaire

 

Aujourd’hui plus que jamais, la lutte contre la précarité continue 

En France, 8,8 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté, soit 14% de la population française (INSEE). 19.1% des étudiants vivent en-dessous du seuil de pauvreté (IGAS) ainsi que 7.3% des retraités (ONPES). Les femmes représentent 57% des bénéficiaires du RSA. L’aide alimentaire concerne 4,8 millions de Français (DGCS, 2015) : un chiffre sous-estimé par rapport aux besoins réels.

 

La demande de l’aide alimentaire reste une démarche difficile, mal connue. Sur ces 4,8 millions de personnes, le réseau des Banques Alimentaires permet d’en aider 2 millions, soit près de 1 bénéficiaire sur 2. 

L’insécurité alimentaire, une conséquence de la pauvreté en France 

Faire ses courses, ouvrir son frigidaire, aller au restaurant, préparer le repas, nombreux sont les actes liés à l’alimentation accomplis tous les jours. Nous les réalisons naturellement sans nous rendre compte de leur portée. Ils sont pourtant des actes forts du quotidien. Ils construisent notre bien-être et participent activement à créer ce lien social fondamental à l’être humain.

Ne pouvoir accéder en quantité suffisante à une nourriture saine et équilibrée, c’est s’exclure, c’est rompre le lien social, c’est ouvrir la porte aux problèmes de santé et de bien-être.

La peine est triple.

- A court terme, c’est d’abord le sentiment de faim et d’épuisement, conséquence des repas sautés. S’ajoutent les maladies physiques et psychologiques. 

- A moyen terme, l’insécurité alimentaire engendre de l’anémie, un déficit en vitamine D notamment chez les femmes, mais aussi du diabète, du cholestérol.

- Enfin, une alimentation insuffisante favorise l’isolement lié à la honte de ne pouvoir se nourrir seul, et trace la voie de l’exclusion.

L’insécurité alimentaire reste, encore aujourd’hui, caractéristique de la pauvreté dans les pays du Nord, et notamment en France.

3 jeunes personnes au tri nb 2018

Qui sont les bénéficiaires de l'aide alimentaire ?

Selon l'étude CSA/FFBA 2018 sur le profil socio-économique des personnes accueillies à l'aide alimentaire, les bénéficiaires sont :

  • en grande majorité des femmes (69%).
  • âgés de 47 ans en moyenne (+2 ans par rapport à l'étude 2016). 
  • 88% n'ont pas fait d'études supérieures. 
  • 67% en situation de monoparentalité, ou divorcés/séparés ou veufs.

Situation professionnelle

  • La part des actifs est en baisse avec 17% des bénéficiaires qui ont un emploi (-6 points par rapport à 2016).
  •                        69% des actifs sont à temps partiel et 83% sont employés ou ouvriers.
  • diminution de la part des personnes au chômage (30% en 2018 contre 34 en 2016). 
  • augmentation des personnes retraitées (15%) et en situation de handicap (13%) soit +3 et +5 points par rapport à 2016. Les autres : H ou F au foyer (12%), étudiants, en formation, demandeur d'asile, RSA, ...

Les ressources des bénéficiaires

Les bénéficiaires ont des ressources limitées avec 71% des foyers qui vivent avec moíns de 1000 euros par mois.

Les postes de dépense qui pèsent le plus sur le budget des familles bénéficiaires:

  • Le logement
  • les factures d'eau
  • les factures d'énergie (électricité, gaz, mazout, ...)
  • suivies par I'alimentation.

L'état de santé des bénéficiaires

41% des bénéficiaires déclarent ne pas se sentir en bonne santé (+4 points par rapport à 2016).

Les problèmes de santé qui sont les plus cités sont :

  • les maux de dos,
  • les problèmes de vue,
  • les problèmes dentaires
  • l'arthrose et les rhumatismes.

  Le parcours des bénéficiaires

Perte d'emploi, séparation, maladie et les dettes sont les principales raisons d'une situation financière qui s'aggrave.

Pour 52% des bénéficiaires, le recours à l'aide alimentaire dure depuis plus d'un an.

 

Le profil des bénéficiaires de l'aide alimentaire en France :

 Etude de 2016 : ici ; 

Etude de 2018 : ici.

 

Sortir de l’invisibilité sociale 

L’invisibilité sociale est une conséquence directe d’une situation de précarité où l’individu fait face à un déni de reconnaissance de son environnement social.

Les Banques Alimentaires collectent des denrées alimentaires et les redistribuent aux associations partenaires au profit des bénéficiaires, pour leur permettre de consacrer plus de temps à leur mission de lien social.

Les personnes démunies peuvent alors retrouver une sécurité alimentaire, une autonomie sociale. 

J’ai 4 enfants, je suis séparée depuis 4 ans maintenant, et je suis arrivée au camion itinérant grâce à l’assistante sociale. C’est vrai que ça nous permet de faire manger nos enfants à leur faim. On a des légumes frais, on a tout ce qu’il faut pour leur faire un bon repas. Claude, bénéficiaire.  

 

Ressources utiles